Approches de développement et tentatives de mise sur le marché faites par Jean Carré inventeur, concepteur, réalisateur de l’aérogénérateur qui a fait l’objet de contrats avec l’ANVAR  dans le cadre du «G.I.E Aérogénérateurs Carré ».

 

Tout d’abord, il me faut convenir que si l’un des membres a accompli ce qui était convenu, l’autre qui devez prendre part à la réalisation de ces machines s’est révélé la plupart du temps lamentablement absent.

La charge du programme me pesait donc pratiquement totalement sur les épaules, je devais à la fois assurer l’étude et suivre la mise à jour des plans par un dessinateur dont j’avait la charge, assurer les approvisionnements et en grandes parties leur financement, l’exécution en atelier, ensuite la mise en place, le montage de trois machines, suivre leur comportement, assurer leurs évolutions.  

           Parallèlement assurer la marche en atelier des travaux pour mes clients, leurs études, les approvisionnements, souvent le montage chez eux, le suivit. Je n’avais que deux compagnons et le dessinateur.

Les clients n’étaient pas à négliger car les fonds pour la réalisation du programme soumis à l’ANVAR  provenaient en majorité de là. Il me fallait tout gérer.

L’état d’épuisement d’en lequel j’en suis sorti ! pas besoin de dessin !

 

Les aérogénérateurs installés, un temps probatoire d’essais était indispensable,

Cependant, en France, de nombreuses entreprises y portèrent intérêt, puis disparurent sans donner de motif. Cela dura environ 4 ans au bout desquels  Monsieur BARDIN député et Maire de Clamecy nous montra intérêt et adressa un courrier à l’AFME.

La réponse de Mr. Brémont qu’il me transmit m’éclaira !

Ce courrier présentait la particularité d’une rupture dans le texte tant en alignement latéral qu’en pas vertical. La machine utilisée n’était même pas électronique et la lettre à Monsieur Bardin était une reprise d’une copie adaptée à la circonstance.

J’ai immédiatement compris l’affaire, la première partie de ce courrier avait était la réponse de l’AFME auprès de mes contacts.

Je me suis permis de faire réponse à M . Brémont  par lettre recommandée avec accusé de réception réfutant les choses parfaitement fausses et techniquement diffamatoires contenues dans ce courrier. Je n’ai jamais eu de réponse !

Tous les contacts suivants ont eu copie de ce courrier et de la réponse faite, je n’ai plus eu de rupture non motivée.

 

Mais il était arrivé un temps où l’intérêt de la chose marquait le pas.

 

Dans le même temps, une fuite ayant eu lien au Centre Nation d’Essais Eolien de Lannion où une de nos machines était installée, il parut dans NEI, journal semi corporatif semi Chambre de commerce de Sao Paulo (Brésil), un petit pavé de 5/5 cm, et il nous arriva 1.700 marques d’intérêt d’entreprises comptant de 3 à 3.000 personnes.

Notre épuisement financier, notre  inexpérience internationale a fait que nous n’avons put donner suite.

 

Le contact le plus pertinent et qui faillit arriver à terme, fut avec Biraghi-Entrepose à Vierzon.

Cette Société, outre le matériel d’échafaudage était spécialisée dans les pylônes pour les relais télévision. Elle avait entre autre à son actif la réalisation d’un pylône autoporté à Bordeaux de 520 mètres de hauteur, et elle pressentait vu le début des transmissions satellites, la disparition de ce marché et un non emploi de son savoir faire.

Les choses avaient très avancés mais tournerrent cours.

Biraghi-Entrepose avait une histoire. Pendant plus de dix ans elle bouclait en déficit !

Un nouveau directeur, Monsieur Henri De La Villéon avait été mis en place, au bout de deux mois les comptes se trouvaient équilibrés, et après une année l’Entreprise dégageait 8% de bénéfice. C’est dans cette année que nous avons été en contact.

C’était, vu par les actionnaires trop beau pour durer ! et ils vendirent aux Câbleries de Lyon, lesquels, licencièrent sans même le consulter, les deux adjoints directs que le Directeur s’était joint. Devant ce fait il démissionna et notre affaire tomba à l’eau !

 

Un contact sérieux fut pris avec HMZ à Saint Trond (Belgique). J’y rencontrai tous les cadres techniques, tous furent parfaitement convaincus du bien fondé de ma technologie. Je m’y rendis deux fois, mais cela ne pouvait aboutir, cette Maison avait été montée avec des capitaux américains avec obligation de construire uniquement sous licence WINDMASTER !!!!

 

Un jour de juillet vers dix heures, je reçu un coup de téléphone d’un client et ami, M. Caboz, qui m’exposât qu’il avait eu à mon sujet un entretien avoir un voisin de port, il habitait sur pénichette. Cette conversation me poussa à faire le déplacement immédiatement à Saint Jean de Losne et à 13 heures je prenais le café en compagnie de mon ami, et de Monsieur LEMAIRE  Hubert et de sa femme à bord de sa pénichette.

Celui ci nous exposât que descendant le canal du Nivernais il vit un aérogénérateur qui tournait sans qu’il paraisse avoir de vent. Attendu à Auxerre où il avait retenu un dîner pour la fin du jour pour lui et des amis, il ne pouvait s’arreter et se contentât de noter le nom du pays.

Il adressa deux courriers successifs en mairie de Mailly la Ville, il n’eu pas de réponse et je n’eu aucune transmission de ce courrier. Une lettre peut se perdre, pas deux ! La Mairie détourna le courrier !

La gravité de l’affaire est que Monsieur LEMAIRE était alors Président de la C.C.I de Dunkerque et en charge de monter le projet de parc éolien.

 

Un ami que je rencontrai de temps à autre et que j’entretenais de mes échecs me pria de lui confier quelques documents afin de pousser cette affaire. Il était responsable à la Mairie de Nevers du Cabinet de Monsieur Pierre Bérégovoy qui à cette époque était premier Ministre.

Monsieur Bérégovoy prit la chose au sérieux et chargea son Ministre de l’économie et de l’industrie Monsieur Dominique Strauss-Kahn de voir cette affaire. Celui ci transmit ceci à J.L. B..... en charge à l’ADEME de l’éolien de prendre contact avec nous. En Septembre, par téléphone il me déclara qu’il me ferait savoir dans deux mois quant il serait possible  « d’envisager d’envisager » de me fixer une rencontre.

Deux mois plus tard il me retéléphone et même langage. Deux mois encore idem ! ! Et la suite chacun s’en rappelle, démission et disparition de Monsieur Pierre Bérégovoy.  Oui, les Ministres passent et trépassent, les ronds de cuirs restent.

 

Une de mes connaissances ayant des entrées à EDF à la Renardière, fit l’envoi d’un de mes documents. Vu l’emprise des syndicats dans cette entreprise, il ne pouvait y avoir de réponse directe. Elle exista toutefois. Je reçu un courrier des mines de Jouac (87), filiale de la COGEMA, m’invitant à leur rendre visite ce que je fit. Ils m’exposèrent qu’il était nuisible pour eux qu’un cratère d’extraction  demeure rempli d’eau, ils souhaitaient savoir s’il était possible d’installer un aérogénérateur pour l’extraction de cette eau.

Ce motif ne tenait  pas debout ! A leur propre dire la remise en exploitation du site n’était pas envisagée vu la faible teneur eu uranium ou dans un délai de 20 à 40 ans, une ligne moyenne tension existait à moins de 400 mètres, un groupe thermique pouvait aussi être envisagé.

La chose qui les intéressait, était évident. C’était de pouvoir finir de connaître ma machine. Comme consultant à Lannion ils avaient entendu parler de sa valeur technique. Je suis convaincu qu’EDF envisageait de l’utiliser éventuellement dans l’emploi des fonds spéciaux collectés sur les facturations pour l’électrification des sites isolés.

Répondre à leur demande n’était possible que dans le cadre d’une mise en fabrication en nombre. En effet des frais d’outillages spéciaux étaient obligatoires.*

Les débouchés étaient certains tant en France qu’à l’étranger, il me fallait du monde, une équipe.

Je fis des recherches allant même jusqu’un passer une annonce à l’Association pour l’emploi des cadres ! Pas de réponses, l’on souhaite plus boursicoter que travailler.

 

Je ne restai pas les bras croisés, je fis de nombreux déplacements et salons, eu de nombreux contacts sans succès. Mais plus que jamais à voir les réalisations actuelles et leurs nombreux déboires, je suis conscient que je suis le seul à avoir réalisé la maîtrise des aérogénérateurs face aux irrégularités du vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              P.S :     Il fallait des investissements en particulier pour la fabrication des pâles.

 Et la technique à adopter dépendait des moyens humains et de l’importance de la Société dès sa conception.

En effet, sur la machine visible et les autres, les pâles on était formées à la main par un compagnon rarissime, plusieurs fois titulaire du titre de meilleurs ouvrier formeur de France, il était impensable d’en trouver une dizaine !                          

Sur le plan durée dans le temps et tenue aux intempéries et à la foudre il n’y a pas mieux, c’est 60, 100 ans d’assurés.

Mais il y a nécessité d’un matériel très spécial la difficulté résidant dans la très faible épaisseur de la tôle et le fait que beaucoup de déformation si situe sous la limite élastique, c’est à dire après passage à la presse, le métal n’en garde pas mémoire.                                                                                                 

Il y a différentes solutions, il est évident que l’emploi des alliages d’aluminium pour un grand nombre serait le moindre prix et les approvisionnements les plus surs et les moins coûteux avec la moindre perte.

Les composites ne pas une possibilité à exclure, ils demandent au départ moins d’investissement, mais les approvisionnement suivent les aléas du pétrole, la garantie du poids et de sa répartition sont plus aléatoire, la tenue dans le temps aussi.

Dans l’état actuel, il n’y a pas eu d’équilibrage de l’hélice !

 

Actuellement, si le tracé des pales est défini, la technologie est à fixer.