08/11/01
C'est fait :
L'énergie hydraulique est cassée par le Préfet de l'EURE depuis début Octobre 2001
Beaucoup de micro-centrales hydrauliques sont en activité en Haute-Normandie pour produire de l'électricité. Bien que reconnues écologiques et soutenues par l'état depuis cette année, les autorités viennent de les supprimer. Elles fixent des restrictions telles que les propriétaires sont obligés d'ouvrir toutes les vannes et sont ainsi dans l'obligation d'arrêter leurs micro-centrales pendant tout l'hiver.
Des actions sont en cours pour contrer ces autorités que nous payons fort cher et qui agissent sans concertations et cassent sans compter.
Si vous avez un moulin ou que vous voulez en découdre avec ces décisions qui ne sont plus de notre siècle, n'hésitez pas à contacter l'association ARDESHE.
Risques d'inondations et état des rivières :
Les rivières en Normandie sont quasiment toutes non domaniales, c'est-à-dire que leur entretien est à la charge des propriétaires riverains.
A l'âge d'or de l'utilisation de la force motrice, c'est-à-dire jusqu'au milieu du 20ième siècle, les rivières étaient faucardées deux fois par an, les aulnes qui forment les rives coupés tous les 7 ans (le bois était vendu aux boulangers) et le curage exécuté dès que le besoin se faisait sentir.
Depuis, la force motrice a été abandonnée et les usines ont quitté les vallées.
L'entretien des rivières payé autrefois par les industriels est donc revenu aux simples propriétaires riverains qui malheureusement ne le font pas tous.
Pour suppléer à cette carence, des syndicats de bassin ont été créés et chaque année, des travaux de renfort de berge, de curage ou la mise en place de clapet automatique permettant une régulation du débit sont exécutés, payés par le Conseil Général, l'Agence de l'eau, les communes et les propriétaires riverains.
Si on peut se féliciter quant à l'intention de ces syndicats, il en est tout autrement quand on regarde la façon dont se déroule les travaux et les prix exhorbitants qui vont de 200% à 1000% du prix réel.
Seul un prix correct d'achat de l'énergie produite par les centaines de micro-centrales à l'abandon dans notre région permettra un véritable entretien durable de nos rivières.
Il est des rivières plus ou moins entretenues, mais le pompon revient à la partie domaniale de l'Andelle complètement à l'abandon puisque les arbres tombés lors de la tempête de décembre 1999 pendant la crue sont toujours en travers de la rivière. On peut donc remarquer, une fois de plus, que l'Etat ne montre pas l'exemple. |
Fin octobre 2001, nous avons photographié cette partie domaniale de l'Andelle pour apporter des témoignages.



Pour revenir à l'arrêté, ci-dessous la copie d'une des nombreuses lettres recommandées envoyées par le Préfet de l'EURE Bernard FRAGNEAU aux propriétaires des moulins du département de l'EURE.
Une copie plus nette sera peut-être mise prochainement sur ce site ... car c'est plutôt à l'Etat de mettre ces arrêtés sur Internet plutôt que de mettre le CV du Préfet (voir ci-dessous), ça nous éviterait de faire des copies ... encore une fois l'Etat ne montre pas l'exemple.


Mais qui est ce Préfet de l'EURE qui est né à Paris ? (source ministère de l'intérieur)
Bernard FRAGNEAU Né le 7 mai 1951, à Paris (14ième).
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Comme vous le voyez ce n'est pas un spécialiste ou un expert de l'eau... mais le BRGM (voir ci-dessous) est sans doute la source de ces décisions...
--------------- Dernières nouvelles ------------- D'après nos informations, plusieurs industriels concernés par cet arrêté auraient fait des demandes de dérogation au Préfet de l'EURE. Mais à ce jour, aucune compensation financière n'est prévue pour les autres propriétaires de moulins. Encore une incohérence de l'Etat... |
Est-ce une situation exceptionnelle pour craindre à ce point des inondations ?
Le BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière) a édité un gros rapport de plus de 300 pages : "Inondations par les eaux sous-terraines printemps 2001 : Synthèse et constat effectué dans l'EURE". Ce rapport public est seulement consultable au service géologique régional du BRGM (10, rue Sakharov à Mont Saint Aignan, Tél: 02.35.60.12.00) car il serait trop gros pour être mis sur papier. D'après le BRGM, dans les fonds de vallons il y a effleurement des nappes phéatiques et c'est du jamais vu depuis au moins 1940. Le BRGM ne fait cependant des mesures que depuis 1968 avec 25 points dans l'Eure (20 à 21 battent des records). Il est aussi important de noter que si il y a aujourd'hui des problèmes d'inondations c'est essentiellement dans les cas où les bocages ont disparus... encore une exemple de l'incohérence de l'Etat dans ce domaine.
Il existe aussi au BRGM des bulletins mensuels, et la fameuse note "Débordement phréatique fin 2001 - début 2002 en Haute Normandie" que le Préfet de l'EURE a pu avoir. La situation est à peu près la même dans l'EURE et dans la Seine-Maritime. Cependant le Préfet de la Seine-Maritime n'a pas (encore) pris ce genre de décision. |
D'autres sites utiles :
Energie Cités : (info@energie-cites.org) Energie-Cités est une association d'autorités locales européennes, pour l'essentiel des municipalités. L'un des buts de l'association est d'apporter à ses membres des informations sur la mise en place de politiques énergétiques locales durables. Le réseau s'étend sur 20 pays européens et compte environ 100 municipalités, ayant la plupart entre 100 000 et 300 000 habitants. Les objectifs de cette association :
renforcer le rôle, le pouvoir et les compétences des villes dans le domaine de l'efficacité énergétique, la promotion des énergies renouvelables et la protection de l'environnement,
organiser le débat sur la politique et les propositions des institutions de l'Union européenne dans le domaine de l'énergie, de l'environnement et de la politique urbaine et formuler des opinions,
développer les initiatives des villes par les échanges d'expériences, les transferts de savoir-faire et le montage de projets communs.